Les fabricants de chaussures de Médéa sont présent à la FIA, et ce, avec le concours de la chambre de commerce et d’industrie du Titteri. Médéa qui a apporté son appui au NUCLEUS (cellules d’entreprises) des fabricants industriels de chaussures de Médéa. L’association a vu le jour au début de l’année en cours.
L’occasion s’est donc offerte à ce groupement d’entreprises de sortir de l’anonymat, se faire connaître, faire la promotion de leurs produits et faire découvrir leurs nouveautés au grand public et aux différents
opérateurs économiques, Algériens et étrangers, dans la perspective d’acquérir une nouvelle clientèle, d’établir des contacts avec les différents professionnels présent à cette foire, et de susciter d’éventuelles relations d’affaires et des rencontres avec des opérateurs économiques. Beaucoup d’ambition et de volonté chez ces «industriels» de Médéa. Seul bémol, le stand réservé au NUCLEUS des chaussures de Médéa au pavillon central est petit proportionnellement au nombre d’entreprises représentées.
Mais ce n’est, selon les organisateurs de cette «descente» sur la 42éme FIA, que partie remise. Des enseignements ont été tirés et seront pris en compte pour l’année prochaine.
M. MOHAMED SADOUK, CONSEILLER DU NUCLEUS
«La concurrence déloyale est à l’origine de la crise»
Dans ce bref entretien accordé à Midi Libre, le conseiller du NUCLEUS (cellules d’entreprises) des fabricants industriels de chaussures de Médéa, M.Sadouk, déplore la situation dans laquelle se retrouve des fabricants qui ont plus de 50 ans d’existence. Pour lui, la concurrence déloyale et l’insécurité qui ont régné dans la région de Médéa, ont ruiné les fabricants de chaussures algériens, et contraint plusieurs entrepreneurs à cesser leurs activités.
Comment se présente l’industrie de la fabrication locale de la chaussure ?
M.Mohamed Sadouk : les choses se présentent très mal, l’industrie de fabrication de la chaussure est au bord de la faillite. Bien que le marché national renferme de nombreuses opportunités d’investissement, le fabriquant algérien n’arrive pas à se faire une place.
Comment expliquez-vous cela ?
C’est la concurrence déloyale qui est à l’origine de la crise que traverse cette industrie où le tout conteneur est de mise; des produits n’obéissant à aucune norme sont importés, des produit de contrefaçon ou plusieurs modèles algériens reproduits sous un label étranger et mis sur le marché à des prix défiant toute concurrence, en plus de l’insécurité qui nous a portée préjudice durant des années.
Quel est votre objectif en prenant part à cette édition ?
Notre principal objectif est de faire la promotion de la production locale de la chaussure et tenter de décrocher des contrats de partenariat avec des opérateurs économiques pour élargir notre capacité de production afin de satisfaire, en premier lieu, le marché algérien.